BlogHer sur les fausses couches

18 02 2008

Je suis tombée là-dessus tantôt:

Grief and Motherhood in the Event of a Miscarriage

Je suis contente de lire ces témoignages et je constate que chacune gère sa peine comme elle peut. Que ce soit une grossesse de 6 semaines ou de 6 mois, la peine ressentie n’est pas proportionnelle au temps qu’on a été enceinte.

Ça fait déjà un mois que j’ai dépassé le 21 janvier, la date à laquelle j’étais “supposée” accoucher. Certaines ressentent un certain relent de tristesse lorsque cette date fatidique arrive. Pas moi. J’ai réalisé que j’avais bien terminé mon deuil et que j’étais passé à autre chose.

Malgré tout, J’EN PEUX PU D’ATTENDRE DE RETOMBER ENCEINTE!




Mauvais call

25 08 2007

Message sur mon répondeur hier soir: l’afficheur marquait “Privé”. J’écoute, c’est un jeune homme dynamique, un infirmier de l’hôpital du Sacré-Coeur qui me confirme qu’il a eu ma demande pour une échographie et que je dois rappeler à la clinique pour prendre rendez-vous.

Euh.

Je suis un peu troublée: y’a personne qui a mis une note à mon dossier? J’étais pourtant au même hôpital pour mon curretage. J’efface le message avec la vague impression que tout cela est bizarre et arrive à un moment assez crucial. Je vous en reparle plus loin.

Je me dis: si je rappelle pas, j’aurai pas de rendez-vous. End of the story. Ben qui c’est qui m’appelle pas ce midi: l’hôpital du Sacré-Coeur, clinique d’échographie! J’ai eu la grande joie d’annoncer au même infirmier dynamique que j’avais fait une fausse couche et que je n’étais plus enceinte. Ummmm. Malaise. Mais là, il me rappellera plus!

Je vous disais que ça arrivait dans un timing spécial. En effet, jeudi matin, Jonathan et moi avons eu une bonne conversation dès notre réveil. On travaille comme des mongols dernièrement et le fossé s’était encore creusé entre nous. On s’ennuyait beaucoup l’un de l’autre, sans pouvoir vraiment se rejoindre, sans avoir le temps de se retrouver. Et bien on a décidé que c’était assez! On a parlé beaucoup, notamment du fait que notre pattern de workaholic a été une façon de se réconforter individuellement après la fausse couche. Avoir trois jobs en même temps, on connaît ça, c’est notre quotidien. Pour effacer le deuil, on s’est jeté dans ce qu’on savait faire le mieux. Mais chacun de notre bord. On savait bien qu’on allait se revoir dans le détour, et bien ça s’est fait au carrefour entre les rêves et le réveil-matin.

Je suis donc heureuse de vous annoncer que j’ai retrouvé l’envie de fonder une famille! Nous avons réouvert la production!




Biscuit chinois

19 07 2007

La semaine dernière, je suis allée manger dans un resto asiatique sur Ste-Catherine avec Nadine et Jonathan. Nous avons pris 3 biscuits chinois pour bien terminer notre repas. Le message du destin qui se trouvait dans le biscuit était particulièrement près de ma réalité des derniers jours:

Le médecin guérit mais la nature soigne.

Assez fort!




Les livres

4 07 2007

Ce soir, mon époux et moi avons fait une de nos activités préférées lorsqu’il pleut: nous sommes allés bouquiner chez Chapters avec un latte (décaf) à la main. Nous avons passé beaucoup de temps dans les essais, c’est notre section préférée. Pour ma part, j’ai feuilleté pendant de longues minutes les livres féministes. Jonathan devait être dans la section philosophie…

Nous avons arrêté nos choix sur :

Pour elle: BITCHfest - Ten Years of Cultural Criticism from the Pages of Bitch Magazine
Pour lui:
2012: The Return of Quetzalcoatl

Je suis allée faire un tour dans la section “Grossesse - Maternité - Enfants et tout ce qui ressemble à ça”. Assez bonne variété de choix en français, j’étais contente. Par contre, y’avait deux filles qui prenaient toute la place devant l’étagère qui contenait également des livres sur le sexe. Elles lisaient à deux un truc sur le plaisir féminin en riant comme des jouvencelles (pour toi Val) et en se tortillant de gêne ou de joie, je ne sais trop. Ce que je sais c’est que j’avais de la misère à atteindre les gros livres sur la dernière tablette et que je ne pouvais pas me concentrer pour lire. Désagréable. Et là elles sont tombées sur les livres de prénoms: autre calvaire! Elles ont passé au grand complet les prénoms de tout le monde qu’elles connaissaient en gloussant à chaque fois qu’elles tournaient une page.

Bon, je n’ai rien contre les gens qui ont du plaisir. Mais là, y’a toujours ben une limite à se faire du fun!

Finalement, résultat de mon enquête sur les livres de grossesse: ça vaut pas la peine. Je retrouve le même genre d’informations sur le net et les livres les moins chers étaient des guides venant de France. Le contexte hospitalier et de travail (CSST, RQAP, etc.) n’étant pas le même, j’ai passé mon tour.

Je ne sais pas si vous connaissez de bons livres sur la grossesse? J’aimerais avoir un truc qui mêle des faits scientifiques avec une approche… euh… comment je dirais ça… une approche naturelle et humaine de cette expérience. Je pense que je vais aller faire un tour à la bibliothèque du Mile-End pour voir ce qu’ils ont…

Bonne nuit les amis!